africa_dreams_tissu_2Quand Grand Frère Arbapin sort une nouvelle bande-dessinée, Petite Sœur Lili Oregane est toute intimidée.

Parce que je suis fan du talent de mon frère !!!

L'année dernière, il faisait naitre avec Makyo le chef d'oeuvre Exauce-nous...

Ces derniers mois, il travaillait avec Maryse et Jean-François Charles sur une bd particulière... que j'ai donc découverte pour la première fois dans son intégralité hier soir...

Quel choc !!!

Déjà, le sujet est délicat, et devrait parler particulièrement aux belges qui me suivent... mais pas seulement !

Africa Dreams parle du Congo belge. Et nous sommes très très loin de la vision de Tintin au Congo qui prête toujours autant à controverse...

"Fin du 19e siècle, Congo, province du Kivu.Un jeune séminariste, Paul Delisle, rejoint l’une des missions des « pères blancs », dans la région des Grands Lacs, pour y participer à l’effort d’évangélisation des populations.Mais son arrivée a un autre motif, plus secret : tenter de retrouver son père Augustin, un ancien chirurgien devenu planteur, colon prospère mais farouche misanthrope, volontairement reclus dans un isolement presque total. Paul rejoint bientôt l’immense domaine d’Augustin Delisle. Son arrivée coïncide avec un drame : le planteur est gravement blessé, une flèche plantée dans le dos."

Où comment faire un récit très concret et juste de ce qui se passait réellement là bas. Car le héros Paul va très vite déchanter quand il va de ses yeux découvrir l'horreur que vivent les Congolais et ne pourra plus se mentir quant à la lourde responsabilité de ses frères et de ses pères...

Alors que les Belges restent encore gênés (comme nous pouvons l'être à l'évocation de l'Algérie) de cette période de leur histoire, un récit comme celui-ci est plus que nécessaire et a déjà fait beaucoup parler de lui, notamment dans le journal Le Soir dans lequel Africa Dreams a d'abord été publié en épisodes.

Pour ma part, comme beaucoup de français je pense, je découvre totalement le sujet, et je suis bouleversée. Je me suis laissée totalement embarquée aux côtés de Paul, qui comme nous, découvre l'étendue du désastre. Car nous avançons vraiment avec Paul...

Les couleurs de Frédéric sont sublimes. C'est ce qui m'avait frappé au premier abord. Cette couverture ! Ces couleurs ! Chaudes, froides, oscillant entre deux ressentis... J'ai retrouvé cela dans tout l'album. Une lumière aussi. Particulière, belle, faite peut-être pour adoucir le contenu, ou ne pas faire oublier la beauté de ce pays, de ce peuple.
Chaque personnage, même à peine entrevu est attachant. Les femmes sont magnifiques. Les enfants... Bon sang les enfants ! Ils sont omniprésents. Marquant leur innocence, et bien sûr exacerbant la douleur, l'horreur...

Je veux en savoir plus.
Je veux savoir !