03 avril 2008
Le Privilège
Avoir ce privilège de toujours ressentir l'émotion de peine,
Quand on a dans le coeur les notions du bonheur,
Sentir dans ce regard mourant ces nombreuses luttes vaines,
Et de savoir que plus jamais il n'aura de douleurs.
Ne jamais, ô jamais oublier cela.
Pour toujours continuer, perdurer à se battre.
Se souvenir du temps au coeur sur l'alsphalte,
Quand les temps des cerises et du soleil sont là.
Dans les moments de joie et de pleine inconscience,
Garder les yeux ouverts, les angoisses, les souffrances,
Ne pas tirer un trait sur toutes ces errances,
pour que mieux pleinement vivre cette délivrance.
...
Et pour plus de mieux vivre, souvenirs de ces danses,
Où douleurs et hurlements nous remplissaient la panse,
Quand nos coeurs s'envolent vers de nouvelles chances,
Et remplissent nos belles âmes de nos rêves d'enfance.
Se souvenir d'un passé pour mieux vivre l'avenir,
Sans gâcher ces moments mais plus les savourer,
Se rappeler le temps des non-venirs.
Et dire à quel point il fait bon vivre d'aimer.
...
Se souvenir du temps où le temps n'était plus,
Où chaque étoile était sublime, une branche à atteindre.
Devant ce géant noir, le coeur mis à nu,
Le mystère des runes facile à dépeindre.
...
Coucher sur le papier tous ces maux, tous ces mots,
Et vouloir repartir par les monts, par les vaux.
Courir après l'amour, courir toujours trop tôt,
Et malgré tout se dire, Dieu que ce monde est beau !






